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22. mai, 2014

En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai fait ce qu’il te plait.. Formidables sagesses populaires non ?

Problème, j’ai l’esprit de contradiction et un goût immodéré pour les risques et la bravade, je prends toujours un malin plaisir à faire systématiquement le contraire du bon sens populaire. (C’est pas ma faute c’est atavique)

Du coup en avril je m’enlève au minimum deux fils plutôt qu’un, même pas peur rhume et compagnie, et cette année pour contrarier ma nature  contrariante la Nature nous a servit un avril  plus chaud que jamais relevé depuis l’origine de météo France, alors je ne te dis pas comment j’ai souffert de la chaleur avec seulement deux fils en moins.

 

Du coup en mai, encore plus énervé de ne pas avoir pu être contrariant, j’ai voulu pousser le bouchon plus loin, et je me suis demandé ce que je pouvais faire qui ne me plairait pas, mais alors pas du tout. Fais ce qu’il te plait, non mais sans déconner, tu vas voir de quel bois je me chauffe moi..

Et là, j’ai trouvé un truc trop trop bon dont je vous refile le tuyau (ce qui est le cas de le dire), surtout si comme moi vous détestez par dessus tout la réalisation de ces proverbes à la noix;

Je me suis fait ponté à cœur ouvert ! Trop top.  Tiens ca t’a plu ça ??? Que  je lançais à la gueule du fabricant de sentence  mensuelle.

 

En plus, cela m’a permis une expérience tout à fait originale, celle de mettre au repos complet mon petit cœur et mes poumons pendant plusieurs heures, ce qui est tout de même très sympa de ma part pour eux qui ne font que pomper durant toute notre vie, sans que l’on ne fasse rien pour les récompenser. Toi feignasse tu dors tranquille, et eux ils tournent pour assurer l’intendance qui te permet de te régaler des lignes que je ponds pour toi.

Si c’est pas le comble de l’égoïsme on se demande.

Alors que votre serviteur, anti conformiste notoire et soucieux de tous ses organes, a eu cette générosité, aidé par une jolie batterie de machines assurant la circulation alternée et un respirateur (sans sac Dyson) de leur accorder quelques heures de sommeil.

Bon, certes, parfois, ils font tellement bien dodo pendant la charcuterie-plomberie qu’ils repartent pas quand on te les secoues à coups de 220 volts, (c’est où le fil vert et le rouge déjà ?), mais si tel devait être le cas tu ne le saurais définitivement pas, donc pas si grave hein ?

 

Bref, au réveil j’ai eu deux révélations, parce que des fois un petit coup de jus sur le palpitant ça a du bon aussi, d'abord, qu’il était temps de me remettre à écrire plutôt qu’a faignasser et par l'effet cascade en chaîne d'une meilleure circulation, que mon niveau de connerie était aussi important que celui de mon taux de cholestérol. Donc tout un tas de tâches à accomplir devant moi pour essayer de rectifier le tir dont je ne manquerais pas de vous faire suivre les circonvolutions, public insatiable et aimé de ce blog, qui s’il continuait sur la même voie, finirait par ressembler à un guide des hôpitaux de Marseille. (Ce qui pourrait être pratique mais pas franchement ludique). 

 

Je déconne, je déconne, mais l’objet de ces lignes est que surtout vous n’oubliez pas l’essentiel : VIVRE !

Se réjouir, être dans la vie.

Souvent, en bonne santé, tout occupé à nos tâches multiples et variées, nous en oublions cette conscience indispensable d’être dans la vie, pleinement dans l’instant présent.

N’attendez surtout pas d’être à l’écart de la vie pour vous rendre compte de son prix.

L’instant, pleinement l’instant, ici et maintenant il n’y a que ça de vrai pour aller de l’avant. Car Tout est en avant !

Bonne vie mes amis !

Le-Haîm (A la vie !) Clament les juifs trinquant leurs verres.

17. mars, 2014

Mon blog n’est pas un blog politique. C’est un lieu de mémoire et d’amour.

Ici j’ai plutôt pour habitude d’évoquer ceux qui nous ont précédés en marquant nos existences, ou mon amour pour la vie et certains paysages que j’affectionne particulièrement comme ceux de Marseille, Bologne et les Alpilles, tous ces lieux qui me fondent.

 

Pourtant aujourd’hui j’ai envie de vous parler de cette belle aventure que je vis à Marseille à travers mon engagement citoyen pour le collectif « changer la donne » mené par Pape Diouf, d'autant plus qu'il n’est pas sans rapport avec la mémoire et l’amour.

Cet engagement que je vous donne en partage, s’est initié après que mon ami Philippe San Marco m’évoquait la naissance de ce collectif. Je n'ai pas hésité une minute tellement je l'attendais mais ne l'espérais plus.

Un collectif citoyen, rendez-vous compte !

Un élan de fraîcheur sans politiciens aguerris et professionnels, exempt de manœuvres partisanes, de calculs, de trahisons, coutumes largement répandues dans le monde politique traditionnel.

Une espérance que je n’attendais plus se mettait enfin en marche, un mouvement qui naissait d’un raz le bol à l’égard de cette classe politique au service d’elle même plutôt que de ses administrés.

 

Alors mon ami lecteur, je voudrais te dire, surtout si tu as la chance d’habiter Marseille, combien cette démarche est salutaire ici. Combien elle est réunificatrice pour notre ville qui sépare de plus en plus les communautés entre-elles. Une démarche, que je ne résumerais pas en quelques mots bien entendu, mais qui s’unit autour de vraies valeurs comme la fraternité, la tendresse et le désir de rassembler ce qui est épars.

Certes, j’entends déjà certains ricaner de cette insupportable légèreté, de ce manque évident de sérieux et d’expériences face aux réalités, de cette utopie insensée à vouloir jouer collectif plutôt qu’individuellement.

Je leur répondrais par avance, que c’est pourtant bien seulement grâce à l’utopie que de grandes choses furent réalisées par l’homme. Le pragmatisme a rarement été vecteur de progrès et d’améliorations des conditions de vie. Je voudrais leur dire aussi que cette démarche n’est pas théorique, mais une réalité au quotidien que j’ai pu vivre à travers les tables rondes citoyennes et la bienveillance de l’écoute et de la parole donnée.

Une réalité qui ne demandera qu’à survivre après ces élections et qu’il nous appartiendra à tous de continuer.

 

Je voudrais témoigner qu’au collectif « changer la donne » on n’exige pas de places particulières, on ne récompense pas l’influence ou les réseaux, on se met simplement à la disposition de tous plutôt qu’au service de ses propres intérêts.

 

Je voudrais encore préciser à mes amis, dont beaucoup sont biens nés comme moi, dans un milieu plus aisé que la moyenne, que si  je puis comprendre leurs réflexes de caste au moment de l’urne, ils devraient penser qu’il y a plus à gagner, pour eux comme pour leurs enfants, dans un projet « du vivre ensemble », plutôt que dans l’égoïsme de nos sociétés individualistes.

Il n’est qu’à voir l’état lamentable de notre monde entre exploitations, pollutions et destructions, pour se rendre compte que nous n’empruntons pas la bonne route pour l’humanité et qu’il est venu le temps de penser et d'agir autrement en prenant notre destin en mains.

Nous ne pouvons plus attendre, il faut nous mettre en marche !

Dans ce microcosme de Marseille nous en avons enfin l'opportunité,  prendre conscience que dans la séparation et l’incompréhension mutuelle d’un sud et d’un nord qui s’opposeraient, il n’y aurait rien de bon pour personne.  Les quartiers difficiles ne sont pas une fatalité et nous devrions tout employer à essayer de diminuer cette fracture sociale pour améliorer les conditions de vie de chacun.

 

Je voudrais dire surtout à Pape Diouf, combien je lui suis reconnaissant de cet espoir qu’il incarne et qu’il a fait naître. Combien je suis heureux de cet élan, de cette fraicheur, de cette merveilleuse alchimie humaine, vrai mélange social et culturel de ceux qui composent cette démarche citoyenne.  

En venant, même tard, peu importe, il a réussi à nous redonner espoir et à nous dire que oui c’était possible de changer la donne !

Alors très cher Pape Diouf, même si cette aventure ne devait pas vous faire pour cette fois maire de Marseille, surtout, continuez, continuez, n’abandonnez pas, car tout est en avant ! 

21. janv., 2014
Le même paysage

Photographier le même paysage. Sans automatisme, un élan qui m'emporte face à cette vision nouvelle, ce même paysage toujours différent qui me fait prendre acte de cette permanence et de notre incapacité à saisir l'insaisissable, tant toute vie explose continuellement.. Perpétuel changement qui fait naître à chaque passage, chaque clignotement d'oeil, comme une étrange jubilation. L'ange disait que la véritable ivresse, seule raison de vivre, n'était que dans le nouveau. Tu as raison l'ange.

21. janv., 2014

Mes yeux se perdent dans une hystérie d’instantanés voulant tout saisir. Ici des branches entremêlées sur un lit de feuilles mortes mouillées, là une haie de platanes qui part vers l’horizon d’un mas que je ne peux qu’imaginer, devant moi l’herbe pliée sur le talus, plus loin le frémissement du Rhône sous ce ciel nuageux qui n’en finit plus d’effrayer. Je veux tout prendre sans pouvoir me satisfaire de l’image qui ne revêt que partiellement ce que j’avais englouti avec mes yeux et mon coeur. Mais comment pourrais-je retenir ce qui ne m’appartient pas ? L’air frais bat mes joues sous ce ciel d’hiver des Alpilles, je voudrais l’arrêter, arrêter ce temps là dans l’instant. Peut-être le click de l’appareil peut-il garder un moment de cette course effréné du temps compté ? Pas plus qu’avec des mots, je ne puis traduire avec lui tous les détails de l’herbe coupée qui plie vers sa terre, la photo ne me rend ce que je reçois. Arrêter, mais pour partager aussi, hé toi mon frère humain qui ne compte pas le temps, prends un bon coup pour voir, pour contempler avec moi toute cette beauté donnée avant qu’elle ne disparaisse..

Vite, vite, tout est en avant !

5. nov., 2013

Hier soir, je parlais d’amour avec un ami que la vie a durement touché physiquement et qui m’évoquait sa rupture amoureuse récente.

"Que pouvais-je lui offrir d’autre, me disait-il, que mes journées scandées par ma rééducation, et un quotidien fait de mes difficultés ?"

Je l’écoutais consterné.

Rien ne change, nous sommes toujours dans l’échange.

 

Même ici, en ce lieu de l’abandon, ce Saint des Saints où les jeux de rôles devraient s’éteindre pour se donner à l’aimé en confiance, encore plus peut-être lorsque nous serions fragiles ou démunis, nous nous présenterions encore à Lui comme une marchandise ?

Les mots d’Albert Cohen dans Belle du Seigneur résonnent encore et toujours en moi.

« Oui, Madame, trente-cinq centimètres de viande en moins et elle se fiche de mon âme et elle ne se mettra jamais devant ma poitrine pour me protéger des balles d’un gangster. Idem, si étant le génie susdit, je suis démuni de petit os dans la bouche ! Ces dames éprises de spiritualité tiennent aux petits os ! Elles raffolent de réalités invisibles, mais les petits bouts d’os, elles les exigent visibles ! S’écria t-il joyeusement, une tristesse dans les yeux. » 

 

 Ainsi, serait-cela que vous nommeriez Amour ?

Un sentiment qui s’éteindrait pour quelques petits bout d’os dans la bouche en moins, ou des jambes devenues immobiles ? Ou bien encore parce que nous n’aurions rien à raconter d'une journée dénuée de ce fameux slogan moderne « un pour tous, tous pour faire » ?

C’est attristant non ? Mais, je vous entends, vous pensez que la vie de couple, cela ne marche pas de toutes façons, c’est trop dur.  Ah oui bien sur, c’est parce que l’amour ça va, ça vient, suis-je bête. C’est comme ça, tout passe, tout lasse..

Alors l’amour pour ses enfants aussi ? Ah mais c’est pas pareil vous indignez vous, puisque désir en moins. Evidemment. Et l’amour de son animal domestique alors ? ( On ne voudrait tout de même pas.. ho !)  Son jardin ? Son métier ? La nature ? ( Ca va, ça vient aussi .. ?)

Il est vrai que ce n’est pas facile d’être au clair avec une langue ou le même mot décrit son appétit pour la soupe et en même temps l’élan vers le transcendant ou l'être cher.

Tiens vous voyez ! Cher ! Cher ! Ainsi il a un prix le truc, Vous voyez bien qu'il s’échange ! Il est marchand.. ! 

Heu. Non.. Cher à mon cœur, cher comme chéri, mon chéri, ma chérie, amour, aimé, mon aimée, comme je t’aime, et comme c’est bien de t’aimer, je t’aime comme j’aime la vie,  simplement, sans bruit ni fureur, sans attentes autres que celle-là ici et maintenant. Et quelle meilleure preuve d’amour pourrais-je t’offrir que celle de me donner ? En confiance, juste comme je suis, puisque tu m’aimes aussi ainsi, et même si ma journée est terne, même si je n’ai rien à te raconter d’elle, j’ai tellement plus à te dire de moi comme toi de toi. Que pourrions nous nous offrir de plus précieux l’un à l’autre?

Non décidemment non, l’amour ne peut pas s’échanger, sinon il aurait une valeur et il n’en a aucune puisqu’il ne se compte pas.

Alors, s’il vous plait, arrêtez de le prendre pour ce qu’il n’est pas ce laborieux qui demande à être cultivé jours après jours pour qu’il ne s’échappe pas lui qu’on ne peut retenir, car que serait le sens de la vie sinon ?

Surtout qu’en plus, je n’aime pas la soupe alors..