30. sept., 2012

L'intolérance me gagne je deviens exclusiophobe !

Encore un petit coup de gueule.En
 colère

Il pleut. Et quand il pleut, j’ai le moral en berne, et je suis de mauvaise humeur (moi qui suit sous le soleil d’une humeur merveilleuse.. Sourire) ça doit être faute à une carence en vitamine D. Je sais bien que la pluie c’est bon pour la nature, mais visiblement ce n’est pas bon pour la mienne.

Il faut dire en plus que j’en ai raz le pompon de toutes ces manifestations de racismes de tout bord. Je ne supporte plus aucune forme d’exclusion. Je suis devenu « exclusiophobe ».. Clin d'oil

Quand je vois à la télé, des bons marseillais (pour en rajouter au tableau idyllique sur notre ville) qui se font une petite sortie en en soirée pour débarquer les Roms de leur quartier, avec un petit feu de camps ensuite pour se rappeler sans doute le scoutisme de leur enfance, ça me fout le cafard et une sale impression de déjà vu.

Que voulez-vous il m’en faut peu.

Surtout quand resurgissent tous les lieux communs habituels qui accompagnent cette belle information sur la beauté de la nature humaine.

Merde, en vieillissant je n’ai plus aucune tolérance.

Cette tare a commencée précocément. Déjà à 20 ans, je cassais des chaises sur la tête des mecs qui me gonflaient avec leur racisme pourri, alors tu parles à 53 si je vais m’améliorer. Il n’y a pas grand-chose qui me rends violent, à part ça. Par exemple, en voiture tu peux tout me dire avec la bouche, les doigts, les bras, tout ! Je suis même capable de te sourire en te regardant t’exciter, ce qui en principe devrait t’énerver encore plus.

Mais question racisme, ou injustice à l’égard des plus faibles, là je sais pas, j’ai un truc qui me prends au bas de la colonne vertébrale qui me monte brutalement au cerveau, annihilant ma pensée humaniste mon sang ne faisant qu’un tour, c’est le chaos, je perds le contrôle.

Je vous avais prévenu pourtant,  et vous continuez.

Maintenant, après l’islamophobie ambiante, voilà que vous vous déchainez contre les Roms. Oui je sais, ils sont tous voleurs, ils n'ont rien à faire chez nous, ils n'avaient qu’à rester chez eux, car nous on a plus d’argent, et on ne va pas accueillir toute la misère du monde et patati et patata.

OK… On peut pas les accueillir, ça va, j’avais compris, il faut gérer le problème, oui jusque là je suivais, mais est-ce une raison pour le faire sans dignité ? Pour en rajouter avec la haine,  les rejeter comme des sous-hommes, les mépriser, les désigner tous voleurs ?

Mais....iejzbfzaiufbzemfvijzsbcvmqskjdbvzklfjbazemoizqheqohzers!! (Remplacer cette ligne de lettres par l’ensemble des insultes proférées par le bon Capitaine Haddock qui n’était pas un modèle de tolérance, en beaucoup plus vulgaire).

Mais, disais-je, quand j’entends les bons nantis crétins, qui sont nés le cul dans la frangipane, et qui se laissent aller ardemment, j’ai envie de leur crier dans leurs oreilles, mais dis moi cher ami !,(à lire fort dans son oreille ) l’empathie, n’est-elle pas un mot de ton vocabulaire ??? Je ne te parle même pas de compassion, le mot serait trop noble, non juste « l’empathie », qui pourrait, avec deux graines d’intelligence, et un soupçon de bon cœur (je sais je vais loin dans l’espérance), te faire penser que tu ne dois ta situation qu’à la chance qui t’as fait naître du bon côté de l’existence.

A vrai dire, pour expliciter mon emportement ce dimanche de pluie, je dois vous avouer que je suis allé cet après midi en voir quelques uns de ces spécimens nomades qui font si peur. On en trouve de « ces gens là Monsieur », tout plein, juste après la barrière de la fin de la voie rapide qui mène à la Rose, dans des campements pourris pas étanches avec femmes, enfants et accessoires nomades. Là bas, devant une telle misère, de telles conditions d’insalubrité, je ne me suis pas senti très fier qu’une société, la notre en l’occurrence, dite évoluée, n’arrive pas à gérer un tel problème, même s’il n’est pas facile.

Je me suis trouvé là bien con avec ce que j’apportais, constatant  qu’ils manquaient de l’essentiel plus que de mes piètres affaires.

Alors mon ami nanti, pardonnes ma colère, et essayes pour me faire plaisir,  avant de faire exploser ta joie devant l’expulsion de ces populations que tu ne croises jamais dans tes quartiers, d’aller faire un saut dans un de leur campement, pour calmer tes ardeurs.    

Sois sympa, fais plaisir à tonton Rémy pour une fois.