12. sept., 2012

Narsaussice trafiquant

J’ai apparemment décidé d’écrire un blog puisque je semble installé dans un certain rythme.

Mais j’aime bien décortiquer tout. Et repérer la part obscure de toutes choses. Cela serait trop beau sinon, n’est-ce-pas ? J’écris ici, quelques-uns me lisent, et tout le monde est content, surtout bibi qui voit le compteur des visites tourner au rythme de son ego qui enfle…

Ainsi ce matin, je me disais qu’il me fallait comprendre ce que cela satisfaisait en moi ce truc qui sert à pas grand-chose. Car au fonds, quelle importance que les états d’âmes de l’écrivaillon ? Et un coup j’te parle de l’amour, un coup de la mort, un coup j’te règle un compte, un coup j’te partage une passion ? Mais vous avez pas honte bande de voyeurs ? Autant que moi qui me donne à voir j’espère ? Rougis

C’est un truc narsaucisse ça, c’est sur. A moins que ce ne soit le prétexte à ne pas écrire vraiment ? Peut-être au fond, je ne m’accorde pas ce droit d’écrire, soit, comme le disait la critique littéraire Claude Edmonde Magny, du temps ou critique ne rimait pas avec complaisance, « Pas plus qu’ils ne peuvent être bons, les gens trop encombrés d’eux mêmes ne peuvent être clairvoyants ». Cette grande dame cherchait l’ascèse en littérature qu’elle trouvait surtout chez Rilke ou Balzac, comme nous le rappelle Julliard dans son excellent article.

Le blog, bien étranger à cette ascèse, est le parfait reflet de notre époque qui ne cesse de se refléter justement.. Alors inutile or not ? Narsaucisse ou pas ? Superficiel sûrement, ne serait-ce que dans sa prose succincte obligatoire sous peine de lassitude des lecteurs modernes. Pour ce qui me concerne, une sorte de journal intime dévoilé, peut-être pour trouver la force chez les autres de continuer à cheminer ? à chercher, à penser,-même à courte vue- mais penser quand même.. Et puis, que m’importe finalement, l’essentiel est peut-être de ne pas se faire prendre à son propre jeu de saucisse en y prenant plaisir. Dommage qu’il n’y ait pas plus d’interactions et de débats, mais peut-être n’osez-vous pas ? Puisque j’ose Mesdames, Messieurs, osez donc à votre tour en me donnant votre façon de voir, où en mettant à bas mes sottises, il en ressortira toujours quelque chose non ? Incertain