12. juil., 2012

Petit tour à Hyéres...

 

 Bon ça y est je m'y remet, en même temps, j'écrivais le journal d'Aurora, alors vous préfériez que je vous soûlasses concomitamment avec mon blog? ( non mais zavez vu cte phrase ? )

Mais non allez, mais maintenant que j'ai terminé l'histoire de ma famille italienne,(au fait ça vous a intéressé ?) je m’y met à ce blog, et tant pis pour vous, parce qu’il sera désordonné et impulsif.

Tiens je vais commencer par râler.

Aujourd’hui je suis allé à Hyères voir mon ami, mon cher ami Jean Marc, hospitalisé pour une maladie handicapante qui l’oblige à jouer sur un fauteuil à roulettes pour se déplacer. Du coup, il m’a mis à contribution l’enfoiré pour le pousser jusqu’au restaurant. Jte jure c’est chiant les handicapés, ça profite toujours des situations.. Mais là où je reconnais qu’ils ont raison de râler, c’est pour circuler. Vu que les handicapés pauvres, n’ont pas de moteur à leurs fauteuils (je vous conseille vivement de ne fréquenter que des handicapés riches qui roulent en Maserati avec chauffeur), ils sont obligés d’utiliser les trottoirs. Et là, entre les restaurants inadaptés aux charrettes, les trous et les aspérités qui te font prendre le risque d’un salto avant, et les grands humanistes qui rangent leur bagnoles sur les trottoirs empêchant tout engin à roulettes de tracer des lignes droites, l’handicapé lui, se voit obliger de rouler sur la chaussée pour contourner l’obstacle. L’inconvénient quand vous êtes sur la route des salins c’est que les voitures sur la route roulent vite et ont une compassion très limitée à l’égard des véhicules à quatre roues sans moteur avec animal à poil raz assis dessus. Ceci m’a fait penser que ce serait con que mon pote soit deux fois handicapé. Bref, la vie dans notre beau pays, est assez mal adaptée à ce type de difficultés, et on ne s’en rend bien compte que lorsque on joue à pousser un fauteuil. Jean Marc, si tu lis ces lignes, je tiens à te dire que je n’ai apprécié que moyennement cette nouvelle prise de conscience une belle journée d’été où j’aurais largement préféré être un peu plus insouciant au bord de la mer, non mais des fois... ;-)   

Ceci étant, si un lecteur de ce blog a l’habitude de se garer comme les altruistes dont j’ai croisé le véhicule aujourd’hui, qu’ils pensent à mon pote et à tous ceux qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler au milieu des piétons sur ce truc qui s'appelle un trottoir et qui est normalement réservé à leur usage..

Merci pour eux !