17. mars, 2014

Changer la donne

Mon blog n’est pas un blog politique. C’est un lieu de mémoire et d’amour.

Ici j’ai plutôt pour habitude d’évoquer ceux qui nous ont précédés en marquant nos existences, ou mon amour pour la vie et certains paysages que j’affectionne particulièrement comme ceux de Marseille, Bologne et les Alpilles, tous ces lieux qui me fondent.

 

Pourtant aujourd’hui j’ai envie de vous parler de cette belle aventure que je vis à Marseille à travers mon engagement citoyen pour le collectif « changer la donne » mené par Pape Diouf, d'autant plus qu'il n’est pas sans rapport avec la mémoire et l’amour.

Cet engagement que je vous donne en partage, s’est initié après que mon ami Philippe San Marco m’évoquait la naissance de ce collectif. Je n'ai pas hésité une minute tellement je l'attendais mais ne l'espérais plus.

Un collectif citoyen, rendez-vous compte !

Un élan de fraîcheur sans politiciens aguerris et professionnels, exempt de manœuvres partisanes, de calculs, de trahisons, coutumes largement répandues dans le monde politique traditionnel.

Une espérance que je n’attendais plus se mettait enfin en marche, un mouvement qui naissait d’un raz le bol à l’égard de cette classe politique au service d’elle même plutôt que de ses administrés.

 

Alors mon ami lecteur, je voudrais te dire, surtout si tu as la chance d’habiter Marseille, combien cette démarche est salutaire ici. Combien elle est réunificatrice pour notre ville qui sépare de plus en plus les communautés entre-elles. Une démarche, que je ne résumerais pas en quelques mots bien entendu, mais qui s’unit autour de vraies valeurs comme la fraternité, la tendresse et le désir de rassembler ce qui est épars.

Certes, j’entends déjà certains ricaner de cette insupportable légèreté, de ce manque évident de sérieux et d’expériences face aux réalités, de cette utopie insensée à vouloir jouer collectif plutôt qu’individuellement.

Je leur répondrais par avance, que c’est pourtant bien seulement grâce à l’utopie que de grandes choses furent réalisées par l’homme. Le pragmatisme a rarement été vecteur de progrès et d’améliorations des conditions de vie. Je voudrais leur dire aussi que cette démarche n’est pas théorique, mais une réalité au quotidien que j’ai pu vivre à travers les tables rondes citoyennes et la bienveillance de l’écoute et de la parole donnée.

Une réalité qui ne demandera qu’à survivre après ces élections et qu’il nous appartiendra à tous de continuer.

 

Je voudrais témoigner qu’au collectif « changer la donne » on n’exige pas de places particulières, on ne récompense pas l’influence ou les réseaux, on se met simplement à la disposition de tous plutôt qu’au service de ses propres intérêts.

 

Je voudrais encore préciser à mes amis, dont beaucoup sont biens nés comme moi, dans un milieu plus aisé que la moyenne, que si  je puis comprendre leurs réflexes de caste au moment de l’urne, ils devraient penser qu’il y a plus à gagner, pour eux comme pour leurs enfants, dans un projet « du vivre ensemble », plutôt que dans l’égoïsme de nos sociétés individualistes.

Il n’est qu’à voir l’état lamentable de notre monde entre exploitations, pollutions et destructions, pour se rendre compte que nous n’empruntons pas la bonne route pour l’humanité et qu’il est venu le temps de penser et d'agir autrement en prenant notre destin en mains.

Nous ne pouvons plus attendre, il faut nous mettre en marche !

Dans ce microcosme de Marseille nous en avons enfin l'opportunité,  prendre conscience que dans la séparation et l’incompréhension mutuelle d’un sud et d’un nord qui s’opposeraient, il n’y aurait rien de bon pour personne.  Les quartiers difficiles ne sont pas une fatalité et nous devrions tout employer à essayer de diminuer cette fracture sociale pour améliorer les conditions de vie de chacun.

 

Je voudrais dire surtout à Pape Diouf, combien je lui suis reconnaissant de cet espoir qu’il incarne et qu’il a fait naître. Combien je suis heureux de cet élan, de cette fraicheur, de cette merveilleuse alchimie humaine, vrai mélange social et culturel de ceux qui composent cette démarche citoyenne.  

En venant, même tard, peu importe, il a réussi à nous redonner espoir et à nous dire que oui c’était possible de changer la donne !

Alors très cher Pape Diouf, même si cette aventure ne devait pas vous faire pour cette fois maire de Marseille, surtout, continuez, continuez, n’abandonnez pas, car tout est en avant !